Portrait du Che

Portrait du Che
Che Guevara

Alors que des photos du corps de Guevara étaient diffusées dans le monde entier et les circonstances de sa mort débattues, sa légende commença à s’étendre. Des manifestations contre son exécution, des articles, des hommages, des chansons et des poèmes furent écrits sur sa vie et sa mort.

Les spécialistes de l’Amérique latine conseillant le Département d’État des États-Unis reconnurent l’importance de la fin « du révolutionnaire le plus glamour et ayant la réputation d’avoir connu le plus de victoires », notant que Guevara deviendrait pour les communistes et autres courants de gauche « le modèle révolutionnaire qui a rencontré une mort héroïque ». Mais les réactions sur les conséquences de la mort du Che suivaient typiquement des lignes partisanes, le département d’État américain avait finalement conclu que sa mort serait un soulagement pour les gouvernements d’Amérique Latine qui redoutaient des soulèvements dans leurs propres pays.

Ces prédictions furent fondées quand Guevara devint un puissant symbole de rébellion et de révolution pendant les manifestations étudiantes globales de Mai 68. Des activistes de gauche admiraient l’apparente indifférence de Guevara aux récompenses et à la gloire et approuvaient sa justification de la violence comme nécessité pour établir l’idéal socialiste. Le slogan « Le Che est vivant ! » (Che lives!) commença à apparaître sur les murs de tout le bloc ouest, alors que Jean-Paul Sartre, une personnalité et théoricien du mouvement, encourageait son adulation en décrivant Guevara comme « l’être humain le plus complet de notre époque ».

En dépit des controverses, le statut du Che comme icône populaire a continué à travers le monde et les époques, amenant à parler d’un « culte du Che » global. Une photographie de Che Guevara prise par Alberto Korda est devenue une des images les plus célèbres du XXe siècle. Transformé en graphique monochrome, le portrait fut reproduit sur toutes sortes de supports comme des tee-shirts, des posters, des tasses à café ou des casquettes, une manière plutôt ironique de faire de larges profits à partir du symbole de l’anticapitalisme.

L’image de Che Guevara est à comparer à une mode globale, perdant souvent beaucoup sa connotation idéologique et politique, et le culte du Che a été parfois relativisé comme un simple « romantisme révolutionnaire adolescent ».

À l’inverse, le journaliste Paul Berman critique vivement des films sur Guevara comme The Motorcycle Diaries. Il soutient que le culte moderne du Che occulte les très importantes luttes sociales et politiques qui ont aujourd’hui lieu à Cuba contre la dictature et empêche un meilleur soutien aux dissidents comme Raúl Rivero.

L’auteur Christopher Hitchens, un supporter de la révolution cubaine dans les années 1960, résuma l’héritage de Guevara ainsi : « Le statut d’icône historique du Che a été assuré parce qu’il a échoué. Son histoire est une histoire de défaite et d’isolement, et c’est pourquoi il est si séduisant. Aurait-il vécu, et le mythe du Che serait mort depuis longtemps ».

Des mèches de cheveux du Che, photos inédites de son cadavre et empreintes digitales ont été vendues aux enchères à Dallas, le 25 octobre 2007, pour une valeur de 100 000 dollars, par Gustavo Villoldo, un des agents de la CIA qui avait participé à sa traque en Bolivie. La veuve de Che Guevara, Aleida March, a protesté contre ces enchères.

Outre la célèbre chanson Hasta siempre, les chansons concernant le Che ont été nombreuses en particulier en langue espagnole.

Source : Wikipédia

Image disponible ici.

L’immolation du moine vietnamien Thich Quang Duc

L’immolation du moine vietnamien Thich Quang Duc
L’immolation du moine vietnamien Thich Quang Duc

Célèbre photographie, prise par Malcom Browne, d’un moine vietnamien (un bonze) s’immolant par le feu dans les rues de Saïgon, le 11 juin 1963 en guise de protestation contre les répressions anti-bouddhistes perpétrées par l’armée selon l’ordre du président de confession chrétienne. L’image a marqué par les témoignages des gens présents lors de la scène puisque Thich Quang Duc est resté immobile, sans crier ni parler pendant que le feu le brûlait entièrement. Incinéré, seul son cœur serait resté intact, ce qui lui a notamment valu le statut de saint et son cœur considéré comme une relique sacrée.

Source et image : Soo Curious

L’Afghane aux yeux verts

L’Afghane aux yeux verts
L’Afghane aux yeux verts

Cette photographie est signée Steve McCurry et date de juin 1984. Sharbat Gula avait alors 12 ans et stationnait dans un camp de réfugiés afghans au Pakistan, lors de l’invasion de l’Union soviétique. Le cliché a été utilisé comme couverture du magazine National Geographic et est rapidement devenu l’une de ses couvertures les plus emblématiques. Le nom de la jeune fille est resté inconnu pendant longtemps, jusqu’à ce qu’après 17 ans de recherches Steve McCurry retrouve sa trace dans la région. Elle est revenue en Afghanistan en 1992 et ne savait pas qu’elle était devenue une telle icône. Son identité a été confirmée à 99,9 % par les experts du FBI.

Source et image  : Soo Curious

Le baiser de l’hôtel de Ville Doisneau

Un homme et une femme s'embrassant devant l'hôtel de ville
Le baiser de l’hôtel de Ville

Le Baiser de l’hôtel de ville est une célèbre photographie en noir et blanc du photographe français Robert Doisneau. Prise en 1950 à proximité de l’hôtel de ville de Paris, elle représente un homme et une femme qui s’embrassent tout en marchant sur un trottoir encombré de passants, devant une terrasse de café.

Il s’agit d’une scène posée réalisée dans le cadre d’un travail de l’auteur pour le magazine Life avec la complicité des deux protagonistes, étudiants en théâtre, Françoise Delbart (née Bornet) et son petit ami Jacques Carteaud, alors élèves au Cours Simon. Robert Doisneau les avait rencontrés dans un café parisien et, les ayant vu s’embrasser, leur avait proposé une séance de prise de vue en pleine rue, moyennant une rétribution de 500 FF. L’identité des deux protagonistes fut longtemps inconnue, y compris de l’auteur lui-même.

Cette photographie est devenue particulièrement célèbre avec la commercialisation, en 1986, de 410 000 exemplaires d’un tirage en format affiche, un record mondial.

Ce cliché a été au cœur de nombreux contentieux, dont un procès retentissant du vivant de Robert Doisneau. En 1992, le couple Lavergne revendique être les amants de l’hôtel de ville, et réclament 500 000 FF au photographe pour violation de sa vie privée. Ce procès fait resurgir Françoise Bornet qui se fait connaître de Robert Doisneau et fournit, pour prouver qu’elle est bien l’un des protagonistes, un cliché original, numéroté et estampillé que le photographe avait donné aux amants après la séance photo. Françoise Bornet fait, elle aussi, un procès et réclame 100 000 FF de rémunération complémentaire, ainsi qu’un pourcentage sur les bénéfices commerciaux. Depuis la prise du cliché, les amants se sont séparés. Jacques Carteaud refuse quant à lui de se joindre à la démarche, refusant de « transformer cette histoire photographique en histoire de fric ».

Le 2 juin 1993, le tribunal de grande instance de Paris déboute en appel les trois demandeurs. Les époux Lavergne n’ont pas réussi à prouver qu’il s’agissait bien d’eux sur le cliché. Quant à Françoise Bornet, Robert Doisneau lui même la reconnaît comme étant la protagoniste. Mais le tribunal considère qu’elle ne peut se prévaloir d’un droit à l’image n’étant, du fait de sa position, pas reconnaissable sur le cliché.

Françoise Bornet a mis en vente son cliché original, le 25 avril 2005. Mis à prix à 10 000 € chez Artcurial à Paris, il sera adjugé 185 000 € en présence de sa propriétaire.

Source: Wikipédia

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